dimanche 9 juillet 2017

Dimanche 9 juillet 2017, Sicile - Catane.




Le soleil est déjà émergé de la nuit lorsque nous nous réveillons. Le navire arrive dans le port vers les huit heures. La gare maritime se trouve près du centre de la ville. Pendant la matinée, nous écrivons notre périple de hier à Malte. À midi, nous montons au pont dix pour déjeuner au buffet du OceanView Café.
À une heure, nous quittons le navire pour mettre les pieds sur le sol sicilien. Le drapeau italien accompagné de celui de l’Europe nous accueillent à l’intérieur de la Station Maritime. Nous prenons un selfie devant les deux symboles.
Ensuite nous passons au-dessous d’un pont qui semble être celui d’une voie ferrée. Nous traversons la Via Vittorio Emanuele II puis nous continuons jusqu’à la Plaza de Vincenzo Bellini. Un théâtre, un peu défraîchi, se dresse au fond de la place, il a le même nom que le célèbre compositeur musicien italien. Dans une rue perpendiculaire, nous découvrons quelques cafés ouverts. André entre dans le PaneCaldo (Pain Chaud) où il choisit un tiramisu. Nous nous installons à une table en terrasse pour siroter un cappuccino et cette douceur.
Puis nos pas nous conduisent dans la ville où nous constatons la lente décomposition des immeubles. La crise italienne fait que les municipalités n’ont plus les moyens d’entretenir les biens publics. Des parties d’édifices sont à l’abandon, les façades tombant en ruine. Au fur et à mesure que nous approchons du centre, une amélioration des infrastructures s’effectue.
Dans la rue Michele, je photographie des tirages en Noir et Blanc collés sur les murs probablement les derniers témoignages d’une ancienne exposition de rue.
Ensuite, nous atteignons la grande artère Via Etna. Au sommet de l’avenue, nous voyons pointer le cône du volcan Etna. Quelques commerces ont ouvert leur porte. Nous redescendons la voie jusqu’à la place de l’Université. Puis nous remarquons un café qui offre quelques douceurs typiquement de la Sicile : Café Prestipino. Nous découvrons un peu plus loin le fameux dôme avec son lot de bondieuseries. Sur la grande place, nous découvrons une fontaine avec un adonis escorté de deux tritons. L’eau y coule à flots.
Nous décidons d’effectuer une pause au Café Prestipino où nous dégustons les fameux Canolli de Sicile et nous sirotons une boisson, un Orzo pour André et une citronnade pour moi. Le cadre est agréable, lumineux et nous passons quelques minutes à apprécier nos mets.
Après, nous remontons la via Vittorio Emanuele II. Nous remarquons le « Palazzo dela Cultura », le palais de la culture. Ce dernier propose une exposition du dessinateur « Escher » qui a effectué quelques séjours en Sicile de 1924 à 1935. Le temps nous manque pour effectuer une visite. Alors nous poursuivons notre retour au navire. Nous passons par un grand hall au centre d’un immense bâtiment rose et ocre. Quelques œuvres artistiques égaient le parcours. Je prends quelques clichés en souvenir.
À dix-huit heures, le navire quitte le port de Catane. Nous longeons la côte sicilienne pendant que le soleil décline. Le sommet du cône de l’Etna rejette de la fumée. Le volcan est encore en activité. Le disque solaire commence à décliner et le ciel se teinte de pourpre. Le coucher de soleil est notre dernière image de la Sicile.
Ce soir, nous regardons le spectacle du navire « Celebrate The World ». Au début du show, un quiz pose quelques questions sur le monde. Nous nous prenons au jeu avec quelques passagers. Puis sans transition, nous avons le début du spectacle qui commence.
Les chanteurs et les danseurs proposent de visiter quelques pays emblématiques du Monde. Il y a la France, l’Irlande, l’Italie, les USA (bien sûr), l'Asie (général), la Russie, l’Argentine et Rio de Janeiro pour terminer. Il est le moment de rejoindre les pays du rêve.

Catane en Sicile...

 Catane en Sicile

 Une dame âgée croisée un instant auparavant est assise sur les marches d’un édifice. Elle nous avait montré une pièce de 10 centimes, probablement dans le dessein de recevoir une aumône. André s'assied à côté d’elle et engage la conversation...

La fontaine Acque l’Amenano se dévoile à Catane. 

samedi 8 juillet 2017

Samedi 8 juillet 2017, Malte - La Valette.



Le soleil s’élève déjà sur les flots de la Méditerranée lorsque le réveille sonne le lever. Les rayons bas glissent sur les crêtes des vagues traînant un voile rosâtre. Le navire semble endormi et emporté par le gré de la mer.
Au loin, nous devinons pendant le petit-déjeuner les côtes de Malte. De vastes falaises ocre se dressent face à la mer. Lentement, le navire longe cette barrière de pierre pour atteindre une autre île. Un bras au couleur marine tranche les deux terres. Des immeubles en béton pilonnent le sable doré des plages à l’Est de la cité de La Valette.
Doucement, le navire glisse sur une Méditerranée calme et d’azur immaculé. La cité de pierre crème et d’ocre jaune se dresse devant nous. L’arrivée par mer est vraiment mémorable avec la forteresse qui protège la vieille cité, les deux fins et délicats bras terminés par des phares qui bloquent l’entrée du port et l’escalier de maisons grimpe jusqu’à sommet de la ville. Les volets se colorent de teintes vives pour contraster avec les murs jaunâtre des immeubles.
Après le repas, nous sortons explorer Malte. La chaleur torride tape sur nos têtes, et rend moite notre peau. Nous décidons de prendre la route montante sur Crucifix Hill jusqu’au Mémorial War sur Triq Gilormu Cassar le panorama du port s’offre à nous. Nous arrivons sur la place Mistrar inondée de chaleur, il pleut des rayons solaires comme une averse tropicale. Un flamboyant solitaire éclaire de ses couleurs fuchsia le mur brûlé par l’astre solaire de St James Cavalier.
Nous prenons South Street jusqu’à la rue de la république qui est fort animée. Depuis notre dernier passage de nombreux aménagement change la place avec un nouveau parlement à l’architecture contemporaine et la réfection du Royal Opéra House Open Air Theater. Malgré ceci, la cité conserve son caractère médiéval qui fait son charme.
Nous arpentons la Trip Ir-Repubblika, l’artère le plus animée de la vieille ville. Nous arrivons jusqu’au square de la république où trône encore une statue de la Reine Victoria. En face, nous redécouvrons le fameux établissement : Cordina qui officie depuis 1837. Nous effectuons une pause après cette douche de rayons solaires. André prend un cappuccino accompagné d’un Tiramisu et moi, je sirote un Crush.
Nous retournons dans la fournaise pour trouver un magasin biologique indiqué par la serveuse Diane. Nous effectuons un arrêt au GrandMaster’s Palace and Armory puis nous tournons sur la grande rue Marchant. La voie est moins fréquentée. Hélas, la boutique est fermée. Sur la rue Melita, nous stoppons quelques instants à l’Office du tourisme. Nous prenons une carte de la cité et l'hôtesse nous indique un autre magasin. Cette fois, l’établissement qui est à quelques pas est bien ouvert. André ne trouve pas son bonheur.
Nous continuons sur le même axe jusqu’à la place Ta’Sant’Andrija. Un panorama nous permet d’admirer l’autre côté de la ville. Puis nous arpentons la rue Imthenen et nous débouchons sur la rue principale de la République. Les minutes se sont égrainées irrémédiablement. Nous effectuons une nouvelle pause dans le Cordina Café pour boire un Crush et déguster une douceur.
Ensuite, nous marchons jusqu’au fort St Elmo où nous avons une vue sur l’entrée du port avec ses deux phares de chaque côté. Nous continuons jusqu’au Lower Barrakka Garden. Un temple se dresse au milieu du jardin. Les fleurs colorent les buissons verts. Le temps s’écoulant rapidement, nous retournons au navire en passant par la porte de Victoria. Le soleil commence sa descente vers d’autre horizon.
En allant au spectacle, je vois à travers la porte vitrée le soleil s’évanouir derrière l’étendue maritime. Le disque orangé flotte presque sur les flots. Je prends quelques clichés avant d’entrer au Celebrity Theater.
Lorsque je vois des jeunes couples gays sur le navire, je me rends compte que la société nous a volé notre enfance, notre adolescence, notre jeunesse et notre vie de jeune adulte. Il n’y aura jamais de justice pour le « mal » que les politiciens, les religions nous ont fait. Il n’y aura jamais de réparation pour toutes ces vies détruites par eux.
Ce soir, nous accueillons l’artiste londonien Jonathan Hellyer qui présente son show « The Dame Edna Experience ». Le performer travesti en dame acariâtre débite ses petites flèches envers la vicissitude de l’existence d’être gay. Puis il interprète quelques chansons dont « Alleluia song » qui emporte un certain succès.
Il est temps d’aller rejoindre le monde des rêves pour un monde meilleur.

La Valette - Malte...






vendredi 7 juillet 2017

Vendredi 7 juillet 2017, en mer




Aujourd’hui c’est une journée de navigation dans la Méditerranée. Le navire se dirige vers Malte avec une allure constante. Nous dépassons quelques portes containers. Le soleil se lève au-dessus des flots vers les six heures et demie. Nous sommes quelques lèves-tôt pour photographier l'événement. 

Nous mangeons à midi au OceanView Café. Un îlot de dessert nous attend en arrivant. Les pâtissiers ont effectué un gâteau de bienvenue pour les passagers : un torse d’homme bien membré. Nous pouvons choisir d’autres douceurs comme le fameux Tiramisu. André déclare « Quand j’étais jeune je n’avais pas prévu de vieillir ».

L’après-midi se déroule tranquillement. Nous nous reposons des deux derniers jours qui ont été assez fatigants. Nous avançons aussi la narration de nos journées qui sont en souffrance par manque de temps. Comme nous n’avons pas d’internet, la rédaction est plus compliquée parce que nous ne pouvons pas effectuer nos recherches.

Nous découvrons vers le tea Time des terres émergentes des flots à Tribord. Ce sont probablement les côtes de l’Afrique, la Tunisie peut-être. Un peu plus loin, nous voyons des bandes de terre qui s'étalent à l’horizon. Des nombreux cargos containers naviguent dans la zone. Nous sommes entre l'Europe et le continent africain.
Après le repas au OceanView, nous allons au spectacle au Theater Celebrity. Shoshana Bean est en concert pour nous. Nous ne connaissons pas trop les chansons proposées. Les variations de sa voix sont caractéristiques des attentes du public américain. Un peu trop sur joué et trop de performance vocale pour être agréable à l’oreille, quelques morceaux demeurent intéressants à écouter. Après, nous voici de retour dans notre lit après cette journée de détente.