samedi 8 juillet 2017

Samedi 8 juillet 2017, Malte - La Valette.



Le soleil s’élève déjà sur les flots de la Méditerranée lorsque le réveille sonne le lever. Les rayons bas glissent sur les crêtes des vagues traînant un voile rosâtre. Le navire semble endormi et emporté par le gré de la mer.
Au loin, nous devinons pendant le petit-déjeuner les côtes de Malte. De vastes falaises ocre se dressent face à la mer. Lentement, le navire longe cette barrière de pierre pour atteindre une autre île. Un bras au couleur marine tranche les deux terres. Des immeubles en béton pilonnent le sable doré des plages à l’Est de la cité de La Valette.
Doucement, le navire glisse sur une Méditerranée calme et d’azur immaculé. La cité de pierre crème et d’ocre jaune se dresse devant nous. L’arrivée par mer est vraiment mémorable avec la forteresse qui protège la vieille cité, les deux fins et délicats bras terminés par des phares qui bloquent l’entrée du port et l’escalier de maisons grimpe jusqu’à sommet de la ville. Les volets se colorent de teintes vives pour contraster avec les murs jaunâtre des immeubles.
Après le repas, nous sortons explorer Malte. La chaleur torride tape sur nos têtes, et rend moite notre peau. Nous décidons de prendre la route montante sur Crucifix Hill jusqu’au Mémorial War sur Triq Gilormu Cassar le panorama du port s’offre à nous. Nous arrivons sur la place Mistrar inondée de chaleur, il pleut des rayons solaires comme une averse tropicale. Un flamboyant solitaire éclaire de ses couleurs fuchsia le mur brûlé par l’astre solaire de St James Cavalier.
Nous prenons South Street jusqu’à la rue de la république qui est fort animée. Depuis notre dernier passage de nombreux aménagement change la place avec un nouveau parlement à l’architecture contemporaine et la réfection du Royal Opéra House Open Air Theater. Malgré ceci, la cité conserve son caractère médiéval qui fait son charme.
Nous arpentons la Trip Ir-Repubblika, l’artère le plus animée de la vieille ville. Nous arrivons jusqu’au square de la république où trône encore une statue de la Reine Victoria. En face, nous redécouvrons le fameux établissement : Cordina qui officie depuis 1837. Nous effectuons une pause après cette douche de rayons solaires. André prend un cappuccino accompagné d’un Tiramisu et moi, je sirote un Crush.
Nous retournons dans la fournaise pour trouver un magasin biologique indiqué par la serveuse Diane. Nous effectuons un arrêt au GrandMaster’s Palace and Armory puis nous tournons sur la grande rue Marchant. La voie est moins fréquentée. Hélas, la boutique est fermée. Sur la rue Melita, nous stoppons quelques instants à l’Office du tourisme. Nous prenons une carte de la cité et l'hôtesse nous indique un autre magasin. Cette fois, l’établissement qui est à quelques pas est bien ouvert. André ne trouve pas son bonheur.
Nous continuons sur le même axe jusqu’à la place Ta’Sant’Andrija. Un panorama nous permet d’admirer l’autre côté de la ville. Puis nous arpentons la rue Imthenen et nous débouchons sur la rue principale de la République. Les minutes se sont égrainées irrémédiablement. Nous effectuons une nouvelle pause dans le Cordina Café pour boire un Crush et déguster une douceur.
Ensuite, nous marchons jusqu’au fort St Elmo où nous avons une vue sur l’entrée du port avec ses deux phares de chaque côté. Nous continuons jusqu’au Lower Barrakka Garden. Un temple se dresse au milieu du jardin. Les fleurs colorent les buissons verts. Le temps s’écoulant rapidement, nous retournons au navire en passant par la porte de Victoria. Le soleil commence sa descente vers d’autre horizon.
En allant au spectacle, je vois à travers la porte vitrée le soleil s’évanouir derrière l’étendue maritime. Le disque orangé flotte presque sur les flots. Je prends quelques clichés avant d’entrer au Celebrity Theater.
Lorsque je vois des jeunes couples gays sur le navire, je me rends compte que la société nous a volé notre enfance, notre adolescence, notre jeunesse et notre vie de jeune adulte. Il n’y aura jamais de justice pour le « mal » que les politiciens, les religions nous ont fait. Il n’y aura jamais de réparation pour toutes ces vies détruites par eux.
Ce soir, nous accueillons l’artiste londonien Jonathan Hellyer qui présente son show « The Dame Edna Experience ». Le performer travesti en dame acariâtre débite ses petites flèches envers la vicissitude de l’existence d’être gay. Puis il interprète quelques chansons dont « Alleluia song » qui emporte un certain succès.
Il est temps d’aller rejoindre le monde des rêves pour un monde meilleur.

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