L’astre solaire s’élève déjà au-dessus des flots lorsque
nous nous réveillons. Le navire glisse sur une eau tranquille et huileuse. À
l’horizon nous devinons une nappe de brouillard blanchâtre qui contraste entre
l’azur du ciel et le marine de la Méditerranée.
Pendant le petit-déjeuner, la brume lèche le navire. La
corne lance un son sourd aux autres utilisateurs de la mer. La navigation
s’effectue un peu plus calmement. Au bout de quelques minutes, le rideau blanc
se lève et laisse apparaître quelques côtes grecques. Il y a bien quelques réminiscences
de ce voile blanc à la base des îles. Le soleil resplendit sur le ciel délavé
de l’été.
La vieille ville se trouve serrée entre les deux forteresses
dressées par la folie des hommes. Des masses structurées aux pierres sèches
recouvrent les collines comme un chapeau de cardinal. Les immeubles crème font
face à la mer comme à l’adversité du temps, muraille contre les intempéries.
Le navire s’amarre au nouveau port à quelques kilomètres du centre-ville.
Nous sortons après le déjeuner. Le soleil frappe de nouveau sur nos têtes. Nous
prenons une navette qui nous conduit vers le terminal du port. Ensuite, nous
refusons les sollicitations des taxis et autres tours. Nous prenons un bus qui
nous conduit vers l’ancien port devant la vielle ville.
Nous arpentons le labyrinthe des villes Méditerranéennes.
Les rues ressemblent à un dédale de couloirs étroits et d’artères mis au
hasard. Le sol est parfois glissant à force d’être foulé par des millions de
pieds pendant des centaines d’années. Des dalles patinées, des marches érodées,
et des murs lépreux constituent le charme de la cité de Corfou.
Nous effectuons une petite pause au Starbucks, enseigne qui
n’était pas présente lors de nos derniers périples sur cette île grecque. Nous
faisons connaissance de la charmante hôtesse Despoina volubile et enjouée.
Ensuite, nous découvrons la boutique « Funky Buddha » où j’achète un short
et un t-shirt verts à prix sacrifié.
Nos pas nous conduisent vers le Musée des arts asiatiques
qui se situe dans l’ancien palais de Michael et Georges. En contre-bas, nous
découvrons une petite presqu’île charmante où des touristes s’ébattent dans les
flots. Nous descendons et nous nous installons à une table dans le café
restaurant EnPlo. Nous avons une vue imprenable sur l’ancien fort et le port
Mandraki. Nous dégustons deux Frutilli, boisson à base de fruit et d’une boule
de glace.
Ensuite, nous visitons le petit jardin qui surplombe
l’ancien port. Et il faut penser déjà à retourner au bateau. Lorsque nous
atteignons l’arrêt de bus 16, nous sommes un peu inquiétés de ne pas le voir.
Une tête de taxi se trouve juste à côté. Deux passagers nous rejoignent puis
changent d’avis et prennent un taxi. Nous décidons de les imiter pour arriver à
l’heure sur le navire.
Le
soleil se couche lentement sur l’adriatique lorsque nous quittons l’île de
Corfou. Le disque se disloque derrière des nuées qui flottent au-dessus des
eaux. Le spectacle du soir est décevant. Il est remplacé par un one-man show au
Tupperware. Il est temps d’aller se reposer pour la nuit.
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